Vivre avec un handicap : sur quels soutiens compter ?

Que le handicap vous touche personnellement ou l’un de  vos proches, vivre avec un handicap est une situation délicate. Face à un handicap physique ou invisible, s’adapter est toujours difficile. Pourtant, avec près de 12 millions de Français sont touchés par un handicap, aider ces personnes est une priorité nationale. Les aides aux personnes handicapées sont donc d’ordre psychologique et financière.

Les classifications des handicaps

Selon la loi du 11 février 2005, article 14, le handicap est défini comme suit : « Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » 

Les handicaps peuvent donc être classifiés en 5 catégories principales :

  • Le handicap moteur comme la paralysie, l’infirmité motrice cérébrale
  • Le handicap psychique comme les troubles bipolaires ou la psychose
  • Le handicap mental tel que l’autisme
  • Le handicap sensoriel d’ordre visuel, auditif, le langage ou encore l’écrit
  • Les maladies invalidantes

Le handicap est également classé selon la chronologie :

  • Le handicap d’origine prénatal lié à une malformation ou un problème génétique
  • Le handicap de l’enfant qui est d’origine périnatale
  • Le handicap d’origine postnatale qui est dû à un traumatisme, un accident ou des maladies chroniques.

Une personne peut présenter une ou plusieurs formes de handicaps (polyhandicapé). Malgré leur différence, les personnes handicapées ont le droit à l’égalité. En effet, toute personne a le droit d’avoir la possibilité d’atteindre ses projets de vie.

Le soutien psychologique

Malgré un handicap, avoir une vie épanouissante n’est pas exclus !

Ce n’est pas non plus un obstacle pour atteindre ses objectifs de vie. Pour cela, quelques étapes sont nécessaires :

Accepter la situation

Pour pouvoir avancer, il est important d’accepter son handicap. En d’autres termes, accepter signifie que vous êtes conscient de la gravité de votre situation. Une fois que vous êtes capable de comprendre votre situation, vous pouvez envisager de nouveaux projets. Au contraire, rester dans le déni de son handicap nuira à votre état physique et surtout mental. En refusant d’accepter votre état, il sera plus difficile d’entreprendre de nouveaux objectifs.

De plus, en acceptant votre situation, vous pouvez faire un pas dans le futur. Notamment pour un handicap nouveau, songer au futur peut être douloureux. Mais pour mieux vivre votre handicap :

Prenez le temps pour faire le deuil de votre passé : suite à un grave accident, par exemple, la vie change complètement. Du jour au lendemain, vous devez vous déplacer avec un fauteuil roulant. Pour faire face, faites ressortir votre colère et votre souffrance.

Vous pouvez également consacrer du temps pour vous remémorer de vos bons souvenirs. Pensez à vos objectifs et envisagez de nouveaux moyens pour les atteindre. D’autant plus que vous pouvez compter sur le soutien de vos proches et votre famille.

Apprendre toujours plus sur votre handicap

Pour mieux vous adapter à votre situation, apprendre un peu plus sur votre handicap est nécessaire. Cela vous permet de mieux vous organiser dans la vie quotidienne. Déterminez si votre handicap est permanent ou temporaire et à quel point cela impacte votre vie. Pour ce faire :

  • Discutez de votre handicap à votre médecin : quelles seront les évolutions, y aurait-il des complications à long terme, quels traitements pour alléger les conséquences…
  • Intégrez les groupes ayant le même type de handicap : partager votre handicap avec d’autres personnes ayant le même problème peut vous aider à mieux vous adapter à votre situation.
  • Informez-vous sur votre handicap dans les centres spécialisés de votre région
  • Consultez un psychologue qui vous aidera à vous rétablir mentalement et émotionnellement. Les consultations régulières vous aideront à trouver les meilleures méthodes pour gérer votre handicap.

Rester positif

Malgré votre handicap, vous pouvez toujours rester positif. Du moins, essayez de voir un côté positif sur les différents aspects de la vie. C’est à la fois bon pour votre santé physique et surtout votre morale. Vivre dans la déprime est un obstacle de plus pour votre handicap. Avoir de l’optimisme vous aidera à avoir plus d’espoir dans le futur et vous permet d’établir de nouveaux projets.

Accepter de vous faire aider

Notamment pour les handicaps acquis ou postnatale, la perte d’autonomie peut être difficilement vécue. Alors, se faire aider n’est pas évident. Vous avez l’impression que la compassion de votre entourage devient excessif. Mais pour que vous puissiez vous adapter à cette situation :

Ne restez pas isolé : pour faire comprendre à votre entourage de votre souffrance, il peut vous arriver de vous isoler. Pourtant, l’isolement ne fera qu’aggraver votre sentiment de déprime. Bien évidemment, vous pouvez prendre du temps pour vous. Mais acceptez de temps à autre de passer du temps avec les autres : pour sortir, pour parler, pour vous divertir…

Acceptez le soutien de vos proches : pour vous, autant que pour vos proches, un handicap reste un évènement difficile. Vous vous sentirez au début embarrassé de toujours demander de l’aide. Il est important que vous gardiez en tête vos propres limites et accepter les aides que l’on vous propose.

À part le soutien psychologique, les aides financières permettent également de mieux vivre le handicap.

 

 

Le soutien financier social

Pour améliorer la qualité de vie et faciliter l’accès au soin aux personnes handicapées, la loi prévoit :

La prestation de compensation du handicap ou PCH

Ce droit ne tient pas compte de la nature ni de la source de handicap. Cette aide financière compense les dépenses liées par la perte d’autonomie. Chaque cas est étudié en tenant compte des projets de vie de chaque personne ainsi que ces besoins.

L’allocation pour adulte handicapé ou AAH

Pour qu’une personne handicapée bénéficie d’un revenu minimum, l’allocation pour adulte est mise en place. Le montant est un complément des autres sources de revenus éventuels.

L’allocation d’éducation pour enfant handicapé ou AEEH

Pour les parents ayant un enfant handicapé, une allocation d’éducation pour enfant handicapé ou AEEH est attribuée.

Pour mieux vivre son handicap, accepter de se faire aider est très important. En effet, les aides sont de toutes natures : santé physique, morale, moyens financiers. De plus, si vous souscrivez à une mutuelle, une bonne partie de vos soins médicaux sera remboursée.

En vous souscrivant à la bonne mutuelle, vous obtiendrez un taux de remboursement intéressant. Pour trouver la mutuelle qui convient à vos besoins, Santors vous aide à comparer les garanties. Les professionnels hautement qualifiés seront à votre écoute pour vous aider à obtenir les meilleures garanties.

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